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Essai Citroen C5 AirCross 1.5 BlueHDi 130ch Feel 2019
Il a une bonne bouille, ce C5 Aircross, et il a l'air de plaire puisque Citroën en a déjà vendu plus de 50000 en 6 mois de commercialisation. Ce SUV cousin technique du 3008 en reprend la plateforme mais modifiée notamment avec les butées hydrauliques. Côté motorisations, l'offre démarre à 130 chevaux en essence comme en diesel mais le diesel est le seul à être proposé en boîte manuelle ou automatique à 8 rapports. C'est la version que nous essayons ici, associée à la finition intermédiaire Feel dotée d'office de roues de 18 pouces. Pour le détail, vous noterez que cette teinte baptisée Rouge Volcano n'est pas disponible avec le toit noir, contrairement aux autres couleurs de carrosserie.

Malgré un peu trop de plastiques durs, le C5 Aircross a une présentation intérieure visuellement cossue. La finition Feel est la première à recevoir le combiné d'instruments numérique personnalisable et les sièges Advanced Confort au moelleux remarquable. L'équipement est assez complet, y compris en aides à la conduite, certains éléments comme le régulateur adaptatif ou l'aide au maintien en voie sont en option. Autre option, le grip control dont la molette trône sur la console centrale. Cette version du C5 Aircross reçoit bien-sûr en série les 3 sièges individuels et coulissants façon monospace, un des gros points forts de ce SUV, même si l'habitabilité aux places arrière n'est pas la meilleure de la catégorie. Le coffre est en revanche l'un des plus spacieux, et bénéficie en plus d'un plancher modulable en hauteur.

Seulement 130 ch dans ce SUV qui fait 4,50 m de long, on peut se dire que c'est un peu juste. On a mesuré le 0 à 100 km/h en un peu moins de 12 s, le 1000 m départ arrêté en un peu moins de 34 s, donc ce n'est pas un foudre de guerre, mais ça suffit, les relances sont toujours là, même sur autoroute, doucement mais sûrement. Il est préférable de ne pas appuyer à fond sur l'accélérateur et jouer plutôt sur le couple de 300 Nm que sur la puissance à haut régime. La boîte auto est rapide et bien gérée, mais l'ensemble devient désagréable sur vous écrasez l'accélérateur car dans ce cas la boîte auto fait monter le moteur dans les tours (ou bien si vous appuyez sur la touche sport qui ne sert vraiment à rien), or le point faible de ce C5 Aircross est l'insonorisation moteur. On entend trop le diesel, particulièrement quand on monte dans les tours. C'est dommage parce que par ailleurs, il garde son principal atout, c'est-à-dire son niveau de confort, que ce soit au niveau du filtrage des suspensions excellent, de la douceur dans la direction, de l'absence de vibration dans le pédalier ou dans l'habitacle. En contrepartie, le châssis n'est pas vraiment dynamique, surtout lors des changements d'appui. Peu importe, le maître mot reste le confort dans ce C5 Aircross quelle que soit la configuration moteur/boîte que vous choisissez.

Côté consommations, ce C5 Aircross est l'un des plus sobres de sa catégorie selon nos mesures, seulement battu par le Hyundai Tucson CRDi 136 à boîte double embrayage pour un petit dixième de litre. Toujours selon nos mesures, les consommations sont identiques entre les boîtes automatique ou manuelle. En tarif en revanche, Citroën fait payer cher cette boîte auto puisqu'elle entraîne un surcout de 2000 €. Ceci dit, Peugeot fait exactement pareil avec son 3008, et les deux véhicules sont quasiment au même prix à motorisation et équipement équivalents.


 
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